En préliminaire : la plupart des archives en annexes sont consultables aux archives municipales de Saint-Brieuc.

1 La situation géographique et les dénominations.
Le moulin se trouve sur la rive du Gouët coté Plérin dans :
Le fief des Boissières, lui-même situé sous la juridiction de la Roche Suhart,
La Roche Suhart était dans le Buhen qui est une partie du Goëlo
La seigneurerie du Buhen s'étendait dans les paroisses de Plourhan, Lantic, Etables, Pordic, Trégomeur, Plouvara, Lanvollon et Plouha ; les fiefs de La Bassecourt, la Ville-Hellou et Tourguigné en relevaient.
La surface du Goëlo a évoluées dans le temps surtout après la libération du duc de Bretagne Jean V en 1420 qui a confisqué les biens de ceux qui avaient conspirés contre lui.

2 L'évolution du nom du moulin Maréchal et les variantes d'orthographe.
Le moulin des bouessières en 1420 (en 1642 on trouve le nom Moulin Maréchal dans une liste de dixmes)
Le moulin des bouëxières en 1683
Autrement dict du Maréchal depuis 1440
Le Moulin Maréchal à partir de 1789
et parfois Le Moulin de Maréchal

3 Les constructions à proximité.
Il n'y avait qu'une ferme congeable qui appartenait au même seigneur et qui était tenue par la famille Gaubert.

4 L'ordre des seigneureries propriétaires
Un document de succession réalisé après le décès de Radegonde de Rosmadec (1642) précise les anciens seigneurs
Radegonde de Rosmadec avait épousé Thibaud de Boisgelin.
Après sont décès le moulin est resté à la famille de Boisgelin puis kergorlay parfois écrit Guergorlay.
De Boisgelin, jadis Rosmadec, auparavant La Roche Jagu

5 Délimitation du fief des boissières
Le pourtour du fief commence au manoir de la ville Sollon continuait vers la fabrique au centre de Plérin et descendait vers le moulin Veillard
en passant pas loin de la rue du pigeon blanc longeait le Gouët jusqu'au petit ruisseau à l'extrémité du bief du moulin maréchal, remontait le long de ce ruisseau jusqu'au village du Plessis
(qui était à Plérin à cette époque) et retournait au manoir en passant par la rue de la marre au Budo (ci-dessus Budou, la N12 n'existait pas à cette époque).