A chaque changement de seigneur
| Date | Nom du Moulin | Le lieu | Nom du seigneur |
|---|---|---|---|
| 1287 | Moulin des Bouëxières | La Roche-Suhart | Henri III d'Avaugour donna en dot, en 1287, le fief de la Roche-Suhart à sa fille Jeanne, lors de son mariage avec Geoffroy de Dinan. |
| 1317 | Moulin des Bouëxières | Boisboissel | Chesnin Le Prevost |
| 1420 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal de Bretagne | La Roche-Suhart | Olivier de Blois puis une fois libéré de Chantoceaux, en 1420, le duc Jean V récompensa très libéralement tous ceux qui l'avaient soutenu : Jean de Tournemine |
| 1420 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal de Bretagne | La Hunedaye | Jean de Tournemine, Il fut tué en 1427, au combat des Bas-Courtils, livré aux Anglais, près des grèves du Mont-Saint-Michel |
| 1439 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal de Bretagne | La Ville-Solon | En 1439, la maison et le manoir de la Ville-Soullen ou Solon, appartenaient aux sieur et dame de la Roche-Jagu la Famille Péan |
| 1584 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal de Bretagne | Le Buhen et de la Ville-Solon | Guillaume de Rosmadec |
| 1608 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal | Le buhen et de la Ville-Solon | Radegonde de Rosmadec épouse Thébault de Boisgelin en 1582, hérite de son frère en 1608 et décède en 1642. |
| 1613 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal | Le buhen et de la Ville-Solon | Jean de Boisgelin, châtelain de Buhen, seigneur de la Ville-Sollon, de la Ville-Robert |
| 1672 | Moulin des bouëxières dit du Maréchal | Du buhen et de la Ville-Solon | Gabriel de Boisgelin, son fils, Renaud Gabriel de Boisgelin, sa petite fille Marie Joséphine et l'arrière petit fils Louis Marie de Kergorlay |
| 1789 | Moulin Maréchal | Bretagne | Le moulin à été confisqué après le 21 Nivose de l'an II |
| 1799 | Moulin Maréchal | Cotes du Nord | Vente du moulin par la république, le 18 Prairial de l'an 7 |

Sur cette Image , nous pouvons voir le château de la Roche-Suhart, la tour de Cesson, l'église de Trémuson et les moulins exitants le long du Gouët et probablement le moulin des Bouexières autrement dit du Maréchal.
Henri I est le premier de la lignée des Avaugour, mort en 1281. C'est sous son règne que le Goëlo forme une entité historique qui comprend :
les cantons de Paimpol, Lanvollon, Plouha, Pontrieux, Plouagat, Chatelaudren, Étables sur Mer et les communes de Binic, Pordic, Plérin et Trémuson ;
Henri III d'Avaugour dernier comte du Goëlo de la branche ainée des Avaugour avait pour unique héritière : Jeanne d'Avaugour.
Jeanne d'Avaugour est mariée en juin 1287 à Geoffroy de Dinan-Montafilant , fils de Rolland de Dinan, seigneur de Montafilant et d'Anne de Léon. Rolland est un des plus importants vassaux d'Henri.
Jeanne d'Avaugour reçoit en dot de 720 livres, plus une rente de 1000 livres sur le fief de La Roche-Suhart, dans la paroisse de Trémuson. Elle meurt le 5 mars 1299 et est inhumée dans la nécropole familiale de Beauport.

Sur cette image : gisant d'un chevalier de Boisboissel , au cloître de la cathédrale de Tréguier. Si le moulin existait en 1317, il appartenait probablement à la famille des Boisboissel.
1317 est la date officielle de démarrage de la filiation ininterrompue de la généalogie des Boisboissel.
C'est aussi ce partage fait le 14 mai 1317 qui servit de preuve et confirma la noblesse d'extraction chevalière des Boisboissel lors de la réformation de la noblesse en 1669 par arrêt du 7 août 1669.
Chesnin Le Prevost vivant en 1308: chevalier, sire de Boisboissel régla par acte le mercredi, veille de l'Ascension le 14 Mai 1317, avec le consentement de dame Gervaise sa mère, la part qui revenait à Alain et Juhel de Boisboissel, ses frères.
Dans la succession paternelle, Chesnin Le Prevost fit l'assiette sur tout ce qui lui appartenait en Goëlo, dans les paroisses de Tregomeur, de Plérin, et ailleurs, tant en terres qu'en prés, moulins, rochers et autres appartenances.
Chesnin Le Prevost consentit, par le même acte, que dame Gervaise, sa mère, leur assignât 20 sous de rente sur ses fiefs.

Image représentant le château de Clisson
Marguerite de Clisson ,comtesse de Penthièvre, n'avait pu pardonner les avanies infligées à son père par le Duc Jean IV. Le 12 février 1420, elle attirait le duc de Bretagne, Jean V, dans un guet-apens près de son château de Chantoceaux.
Elle espérait humilier son prisonnier pour satisfaire ses rancunes et, sous la menace de mort, l'amener à abdiquer son trône en faveur de son fils aîné : Olivier de Blois, héritier des droits de son grand-père Charles de Blois.
La nouvelle de l'indigne attentat de Champtoceaux provoqua dans toute la Bretagne une explosion de colère. Une armée s'organisa et, les unes après les autres, les places des Penthièvre furent prises et parfois démantelées.
Olivier de Blois, Maréchal de Bretagne, s'était emparé par trahison du château fort de la Roche-Suhart et des biens environnants sur le territoire de Trémuson, faisant partie du Goëlo.
Champtoceaux succomba devant l'armée bretonne au début de juillet 1420. Jean V recouvrait sa liberté. Il confisqua tous les biens des complices .
Le château fort de la Roche-Suhart, est pris par les troupes du duc Jean V de Bretagne qui fait confisquer tous les biens (dont le Goëlo) de la comtesse de Penthièvre et de ses enfants.
Une grande partie du Goëlo est alors donnée au frère du Duc, le comte Arthur, futur Arthur III tandis que certaines seigneuries sont données à d'autres proches du souverain qui avaient participé à sa libération.
Un des proches du souverain était le seigneur de la Hunaudaye : Jean II de Tournemine

Image représentant le château de la Hunaudaye. Jean II de Tourmine avait participé à la libération du Duc. En 1420 le Duc Jean V lui donna les paroisses de Plérin, d'Etables, Trégomeur et Plélo.
Lettre du Duc Jean V : étant donnés la confiscation de tous les biens d'Olivier de Blois et les bons services de Robert de Dinan donne les terres et seigneuries de Plancouet, Pledelia, Saint Enogat, la Motte és Monfordis et Montbran,
a l'exception des rentes de nostre bien aimé cousin Jehan de Tournemine seigneur de la Hunaudaye prend sur les titres tous les droits, raisons et actions que nous avons aux paroisses de Plérin, Estable, Trégomeur et Plelo.
Et avec ce, qu'il aient en nostred forest et garenne de Gouellou (Goello) leur usage pour chauffage, édiffication et réparation de son manoir de la Roche Suart et de ses moulins dudit lieu.
Jean II de tournemine fut tué le 17 avril 1427 à Courtils près des grèves du Mont-Saint-Michel au cours d'attaque irraisonnée et inefficace contre les Anglais.
En 1429 Jeanne d'Arc libère Orléans puis Selle-sur-Cher, Jargeau, Meung-sur-loir, Beaugency, Patay.

Rolland Péan prit part, en 1431, au siége de Pouancé, et prêta serment de fidélité au duc, en 1437, avec les chevaliers et les écuyers du diocèse de Tréguier.
Françoise de Péan l'aînée, attise bien des convoitises, un seigneur des environs, Louis de Coëtmen l'enlève dans des circonstances obscures. Il en fait sa femme en 1490, mais meurt deux ans plus tard.
Guillaume d'Acigné, frère de Jean VI, épousa le 13 mars 1494, Françoise Péan (1472 - 1555), héritière du château de la Roche-Jagu (Côtes d'Armor) dont le père mourut dans les rangs bretons à la bataille de St Aubin-du-Cormier en 1488.
De ce mariage, naquirent beaucoup d'enfants. Parmi ces enfants, Louis d'Acigné devint à son tour évêque de Nantes en 1532 et fut enterré en grande pompe en 1542 dans le choeur de l'église du couvent Bonnes Nouvelles de Rennes.
Le couple semble avoir délaissé la Roche-Jagu au profit de leurs terres dans les environs de Rennes et leur manoir de la Ville-Mario.

En 1584 lors de l'acquisition par Guillaume de Rosmadec, il est indiqué dans l'acte de vente que la seigneurie possédait « le privilège de justice ».
Il existait deux maisons nobles à la ville-solon, pour les distinguer : l'une se nommait « Ville Solon Rosmadec » et l'autre « Ville Solon Collet »
1589, le Moulin Maréchal appartient toujours à la seigneurie de la Ville-Solon (le meunier se dénomme Pierre Armault).
Guillaume de Rosmadec employa, la fortune considérable qui lui était advenue à devenir un grand propriétaire;
En 1584 il acheta la terre de Lantic à Marthe de La Porte, veuve de Jean Le Porc, baron de Pordic et de Lantic,
Ami de Henri III et Henri IV, il passe les guerres de la Ligue en essayant d'avoir de bons rapports avec les deux parties, mais il doit se réfugier à Jersey, et la guerre ravage son manoir de Buhen en 1590.
A la fin de la guerre, il a perdu 1/3 de ses revenus, très confortables pour l'époque.
1607, Guillaume de Rosmadec obtint d'Henri IV l'érection en châtellenie de ses terres de Buhen et de Lantic, avec suppression de cette dernière dénomination.
A ce moment il est qualifié vicomte de Mesneuf et de Saint-Didier, chambellan du roi et chevalier de l'ordre ;
Il était devenu un grand seigneur terrien, et dans les actes il ajoutait encore les qualifications de seigneur de la Villesollon. L'érection en Marquisat de Rosmadec se fit après le 14 mai 1610, date de l'assassinat d'Henri IV.
Guillaume De Rosmadec vicomte de Mayneuf, était gouverneur de la ville de Vitré en 1573, il assurait également la fonction de maître des eaux et forêts de Bretagne.
IL devient seigneur de Buhen en Lantic, en 1584, il mourut en 1608 et fut inhumé dans la chapelle. Rosmadec est a l'origine de la fondation d'un chapitre, ce qui permit au sanctuaire de Notre Dame de la Cour de devenir collégiale.
Documents archives des Côtes d'Armor, parchemin associés : E. 1567. (Liasse.) 1 pièces, parchemin; 49 pièces, papier. 14SW-16CS.Titres généraux.
Aveux présentés : par Guillaume de Rosmadec à la seigneurie de La Roche-Suhart, pour la terre de La Ville-Solon, en Plérin, et la partie de celle de Buhen s'étendant dans les paroisses d'Étables, de Plourhan et de Trégomeur; au comté de Goèllo.